Capsule ZD: les épluchures

Un peu de quotidien, aujourd’hui, sur En minuscule! 🙂
Et qui dit quotidien, ici, dis ne pas faire de déchet, surtout dans ce mois ou rien ne s’achète, je me suis fait un mot d’ordre que… rien ne se jette!hipsterlogogenerator_1484754061800

J’ai passé les neuf derniers mois loin d’une grande ville… pour la première fois depuis que je me suis mise au zéro déchet. Et c’est bien vrai: être zéro déchet dans un petit village de 600 habitants, ce n’est pas du tout la même chose que dans une immense ville (oui, oui, pour moi, c’est immense!) comme Montréal! Même si j’ai dû faire quelques compromis au niveau des déchets pour me nourrir comme j’en avais envie, cette expérience a aussi été pour moi l’occasion de trouver d’autres trucs pour réduire les déchets!

J’ai eu l’immense plaisir de recevoir, chaque semaine, un panier de légumes bios des magnifiques jardins À tout ventCette proximité avec les produits m’a donné envie de ne strictement rien perdre de ce que je recevais chaque semaine.

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Mais bon, je travaillais et faisais bien d’autres choses que cuisiner, alors il me fallait trouver une façon simple d’utiliser toutes les épluchures, mais pas toutes séparément, mais bien tout ensemble! C’est là que m’est revenue cette idée, que j’ai captée à quelques endroits, de faire un bouillon de tous ces restes de légumes! 🙂

L’été est passé, je suis de retour à Montréal. Je profite de Loco et de Vrac et bocaux, épiceries zéro déchet toutes nouvelles, ouvertes durant mon absence et de toutes les autres qui existaient déjà avant. Mais je ne perds pas mes nouvelles bonnes habitudes, j’achète le plus possible de légumes bios et, avec, je me fais du bouillon de légumes juste fantastique! 😉

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Comment on fait ça du bouillon de légumes?

C’est bien simple, chaque fois que vous coupez des légumes:
* mettez les épluchures/bouts/restants de côté, dans un contenant que vous garderez au congélateur
* quand il est plein, faites bouillir les légumes dans un gros chaudron d’eau, pendant 30 minutes à 1hoo
* puis filtrez simplement à l’aide d’une passoire et voilà! 🙂

Astuce:
* J’ai réutilisé un plat de Coaticook (crème glacée) puisqu’il traînait chez moi et est conçu pour la réfrigération. Cindy, du blog Tendance Radis, fait un beau topo des plats que l’on peut réutiliser (pour congeler, entre autres) et comment le faire.

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Maintenant, plus de raisons de jeter (ou plutôt composter!) les épluchures de légumes bios sans en faire un bon bouillon avant!

Et pourquoi pas faire une bonne Erwtensoep avec tout ce beau bouillon? 🙂

Vous, que faites-vous avec vos épluchures?

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Soupe de Noël: Erwtensoep

Le mois de décembre.
Comme un baume sur l’esprit de celles et ceux qui aiment le thé chaud, les couvertures de laine. Les tricots et les bougies. Les magazines, les livres, les beaux cahiers pour écrire. La cuisine, le parfum des épices, les soupes, beaucoup de soupes. Les sourires, les éclats de réverbères dans la neige, et ceux de la Lune sur la glace des flaques gelées.
Décembre, comme le moment de se laisser vivre.

En décembre, il y a le menu du soir de Noël, ce moment de manger quelques choses de bons, quelque chose de beau, quelque chose qui plaît et que l’on savoure un tout petit peu plus que les autres repas. Et, en décembre, il y a aussi tous les autres jours. Ces jours-là, j’aime bien aussi me faire plaisir, me réchauffer les joues et le bout des doigts. Alors je fais de la soupe.

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Aux Pays-Bas, le hasard m’a mené jusque dans un tout petit restaurant… de soupes! Autant vous dire que j’y suis retournée plus d’une fois. Et j’y ai trouvé la traditionnelle soupe aux pois verts cassés, Erwtensoep, en version végétarienne. C’était un petit bonheur et un grand délice. De la manger et de rapporter un peu du secret avec moi.

Cette recette n’est donc pas tout à fait une recette de Noël, mais une recette pour tous ces jours où ce n’est pas Noël, mais presque. Avant, après. Tout ce temps où il fait froid. Tout ce temps où on a cette envie de s’en servir dans notre plus beau bol et de le manger doucement, emmitouflé dans notre plus douce couverture.

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ERWTENSOEP VÉGÉTALIENNE

Ingrédients
* 2 l. d’eau
* 500 g. de pois cassés (verts)
* 2 oignons
* 2 poireaux
* 1 céleri-rave
* 2 pommes de terre
* 1 carotte
* 1 bouquet de céleri
* sel et poivre

Préparation

* Rincer les pois cassés, puis les mettre dans une casserole avec l’eau. Porter à ébullition et faire cuire pendant 60 minutes. (Vous pouvez ajouter une feuille de laurier dans l’eau pour parfumer)

* Préparer les légumes en petits morceaux, pendant la cuisson des pois.

* Lorsque les pois sont cuits, les écraser plus ou moins grossièrement, pour donner une consistance épaisse à la soupe. Si vous aimer retrouver des gros morceaux, faites-le simplement avec un pile patate, mais vous pouvez aussi utiliser un mélangeur pour une consistance plus crémeuse. Assaisonner.

* Ajouter les légumes aux pois et laisser mijoter encore 30 minutes en remuant de temps en temps.

ASTUCES ET VARIANTES:

* Traditionnellement, cette soupe contient de la viande, dont des bouts de saucisses, ajouter juste avant le service. Si la fantaisie vous prend, vous pouvez en ajouter des végétaliennes!

* L’Erwtensoep est meilleur le jour suivant sa cuisson,une fois refroidie, puis réchauffée, tout le monde aux Pays-Bas vous le dira!

* Cette soupe est traditionnellement servie avec du pain de seigle et je vous le conseille vivement (d’autant que je suis un peu amoureuse de la farine de seigle, surtout lorsqu’elle se retrouve dans du pain!)

* Petite note Zéro Déchet: cette soupe est super facile à cuisiner zéro déchet, il suffit de trouver les pois verts cassés, d’acheter les légumes en vrac et zoup! Que du compost et de la bonne soupe! 🙂

Voici, voilà! Régalez-vous maintenant!

Vous, vous mangez quoi, en décembre?

K.

 

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 Et si le coeur vous en dit, voici quelques magnifiques mots de la douce Céline du blogue Les Mots Ailés sur l’avant Noël… Je vous les conseille. Ils font du bien. 

Passer aussi sur le blog de Jule, pour voir ma petite face et en apprendre un peu plus sur moi!

Lapin zéro déchet

Coucou! 🙂

J’émerge quelques instants des piles de lectures/travaux de fins de sessions, des boîtes d’un très imminent déménagement et je me mets un peu à l’abri du soleil pour vous faire un petit coucou ici!

Et si je suis là, outre le fait que vous me manquer un peu (oui, oui!), c’est que ce mois-ci, Julie, du désormais bien connu blog de Jule, à eu la brillante idée de nous parler de zéro déchet et de nos petits compagnons à quatre pattes, qu’ils soient félin ou canin. Elles a tenté de trouver des infos sur les façons de réduire les déchets des petits rongeurs! Et bien, cette info à fait de petites étincelles dans ma tête, parce que franchement, c’est probablement les animaux pour lesquels c’est le plus facile de réduire les déchets. Vraiment, c’est le partenaire parfait du/de la végé, et des tentatives zéro déchets! 🙂 Naturellement, il n’y a pas de solutions miracles, quelques déchets feront probablement leur apparition, surtout si vous habitez en ville.
En plus, c’est l’occasion pour moi de vous bombarder de petites images de lapins mignons et sur ce coup, je n’en échappe pas une! (oubliez les chats, c’est fini ce temps-là!)

WIN_20160120_12_27_23_Pro.jpgBon, allez! Une petite dernière de chat pour la route!

Alors, voici pour vous un petit topo de mon expérience, mais seulement avec les lapins, parce que je ne me verrais pas parler des autres rongeurs, puisque je n’en ai jamais eu et que je n’ai donc pas les connaissances nécessaires sur le sujet. Mais je crois que plusieurs idées pourront s’adapter, ce serra à vous de voir!

** Et prenez note que tout ce qui sera dit plus bas n’est que le résultat de la cohabitation avec une petite bête rongeure, que je ne suis pas vétérinaire ou quoi que ce soit de ce genre.**

Hélène 2Une petite Hélène qui apprivoise sa nouvelle vie…

L’alimentation

Vous l’aurez deviné, l’alimentation du lapin est ce qui en fait un partenaire de vie incroyable pour quelqu’un qui ne consomme pas de produits animaux. Maintenant que je partage mon espace de vie avec une petite chatte, je me rends compte que je dois continuer d’acheter des produits animaux (sa nourriture), ce que je ne ferrais pas si elle n’était pas là. Avec le lapin, il n’y a pas ce problème-là, parce que l’estomac du lapin ne supporte pas les produits animaux

Crédits: Marguerite et compagnie

Alors, bien sûr, il faut acheter quelques produits de base:

  • Le foin: il est indispensable au lapin pour qu’il use ses dents! (À ne pas négliger donc!) Vous pouvez l’acheter en petits sacs, mais le mieux, c’est définitivement de trouver une façon de l’acheter en très grosse quantité dans une ferme qui fait du fourrage de très bonne qualité
  • Les granulés: il faut n’en donner qu’une très petite quantité par jour au lapin, alors si vous acheter du granulé de bonne qualité en gros sac, il vous durera très, très longtemps et ce sera possiblement votre seul déchet à la fin.lapin3
    Crédit photo: La dure vie du lapin urbain

Et  le reste:

  • Les verdures et les légumes: C’est là que le lapin est un incroyable compagnons, il peut vous aider à manger les parties des légumes que vous ne consommez pas: les trognons de laitue, de pomme, les petit bout de carottes, les fannes… Par contre, il faut faire très attention avec les quantités, parce que certains légumes (entre autres les carottes!) doivent être donnés en très petite quantité.
    • Vous trouverez toutes les informations concernant les plantes, légumes et fruits que peuvent consommer les lapins et la quantité dans laquelle ils peuvent le faire sur le site de Marguerite et compagnie, dans la section alimentation du lapin.

lapins 4Crédit photos: La dure vie du lapin urbain

L’habitat

  • Alors: souvent, les lapins ont besoin d’un enclos (en tout cas, au début!), mais sachez qu‘il est possible de faire vivre un lapin complètement en liberté dans une maison (mais cela demande du temps pour lui apprendre à le faire, à utiliser une litière, etc.)
    • Si vous êtes un peu bricoleur, il est possible de faire de superbes habitats pour lapin avec des matériaux récup. Sinon, pensez à vous informer sur le marché de seconde main.
  • La litière: Il est possible d’utiliser du papier journal pour la litière de votre lapin (mais assurez-vous qu’il ne le mange pas!). Par contre, s’il le mange, je vous conseille plutôt de la litière en copeaux de bois. Ce sera un peu moins récup (le sac oblige!), mais vous vous assurerez de la santé de votre lapin.
    • COMPOST: Les petites crottes de rongeurs semblent se composter sans problème. Par contre, la plupart des collectes municipales n’acceptent pas les litières animales. Mais si vous faites du compost à la maison, par expérience, qu’il est tout à fait possible de le faire. Cindy, de Tendance Radis, dit aussi n’avoir eu aucun problèmes à composter les petits déchets de hamsters.

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OLYMPUS DIGITAL CAMERAEt Béatrice, la charmante habitante de cette petite maison
Pour lire son histoire, sur le blog de Vivre VG, c’est par ici!
Crédits photos: Vivre VG

Les jeux

  • Comme tous les animaux qui peuvent cohabiter avec les humains, il est tout à fait possible de confectionner leur jouet à partir de ce qui serait habituellement… des déchets! J’ai toujours donné à mon lapin des vieux bouts de tissus pour qu’il les utilisent pour se coucher, jouer, etc. Récemment, on retrouvait, sur Tendance Radis, la suggestion de donner aux rongeurs… les petites chaussettes! Si je ne l’ai jamais fait, je suis certaine qu’ils adorent. C’est donc à essayer!
  • On peut aussi faire d’incroyables sources de divertissement pour lapins avec des boîtes de carton. Il suffit de leur faire des petits terriers! 🙂 Et il est possible de composter la boîte si elle est trop usée!

lapin 6Crédit photo: Marguerite et compagnie

Ouff! Je crois que ça y est, c’est un peu le gros de mon expérience avec un lapin… Bien sûr, il faut voir avec son petit animal, ce qui lui plaît, ou pas… Mais j’espère que ces petits conseils vous aideront si vous partager la vie d’un lapin!

Et puis, si vous avez quelques questions que ce soit, c’est toujours un plaisir de partager sur la cohabitation entre humains et lapins! 🙂

Plein de tendresse,
Et de pensées toutes douces,

K.

Arrêter la pilule

La pilule.
Oui, oui, cette pilule-là, celle qu’on appelle comme ça juste parce que nous sommes tellement à la prendre que voilà, on sait, comme ça, sans devoir vraiment dire.

La pilule.
Celle que l’on se fait proposer à 12 ans, alors que nos règles ne sont pas régulières, que nous avons des boutons, des règles douloureuses.

La pilule.
Celle que, finalement, même si on dit non, peut-être, un jour, on se refait proposer lorsque l’on a notre premier copain, lorsque l’on veut ce protéger, que l’on ne comprend pas trop, parce que, rien n’est clair, tout est nouveau.

La pilule.
Présentée comme la seule option. Celle que l’on nous repropose, même lorsque l’on va voir quelqu’un justement pour ne plus à avoir à l’avaler chaque jour.

J’ai pris la pilule pendant 4 ans. C’est beaucoup et pas à la fois. Pour moi, c’est déjà trop long, mais je sais que d’autres, probablement certaines d’entre vous, l’avez pris/la prenez depuis beaucoup plus longtemps.

J’ai arrêté. Ça fait 10 mois maintenant.
Mon corps est passé par tous les états. Mais je ne reviendrai pas en arrière, ça non. Et j’ai envie de vous dire un peu pourquoi.

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Le challenge du mois de Clémentine la mandarine, où il était entre autres question de s’informer sur les différents moyens de contraceptions m’a donné l’envie de vous partager mon expérience.

**Notez bien: cet article ne se veut pas une marche à suivre, un mode d’emploi. C’est seulement mon expérience, une envie de vous partager et, s’il y a une revendication, celle que l’on nous propose ce qui existe d’autre**

Un jour de mars, il y a un petit peu an. Depuis un moment, je me sentais mal, continuellement gonflée, je ne dormais pas bien du tout: des réveils en sueur toutes les nuits, sans cauchemars, juste comme ça. La poitrine désagréablement sensible en permanence. Une étrange envie que personne ne me touche. Je ne savais trop que faire de tout ça, et ça ne passait pas.

J’ai eu la bonne idée d’en parler à ma maman. C’est elle qui m’a d’abord informé que c’était tous des possibles effets secondaires de la pilule. Alors, j’ai téléphoné à Allô-santé, question d’en avoir le coeur net. Ils m’ont confirmé. J’étais toute déboussolée. Déjà que cette petite capsule à prendre chaque jour me rendait tendue (je ne suis pas très organisée pour ce genre de chose et j’avais perpétuellement peur que la pilule ne me protège pas bien dû à mes nombreux oublis. Elle serait donc responsable de tous ces désagréments en plus?

J’ai donc pris un rendez-vous gynécologique, fais quelques recherches entre temps. J’ai eu envie de tenter le stérilet au cuivre. Je me suis demandé pourquoi personne ne m’en avait parlé avant.

Le jour de mon rendez-vous, j’ai tout expliqué. La médecin m’a confirmé: c’était bel et bien dû à la pilule. Alors que me propose-t-elle? De changer de marque, pour faire un autre bout avec. Il en était hors de question pour moi et j’ai dû insister pour qu’elle me parle du stérilet au cuivre.

À force de ténacité, deux semaines plus tard, je me faisais poser un stérilet au cuivre et j’arrêtais la pilule.

Ça fait maintenant 10 mois et mon corps ne s’en ai pas encore tout à fait remis.
6 mois pour retrouver mon cycle menstruel normal, des poils qui reviennent au galop, et, depuis maintenant deux mois, des boutons. Moi qui n’en ai jamais eu. Et oui, mon corps qui se remet, doucement. Mon corps que j’ai bouleversé à coup d’hormones sans même vraiment le savoir. Mon corps qui n’en pouvait plus, qui me l’a dit, heureusement. Mon corps qui reprend le dessus peu à peu.
Et même si ce n’est pas agréable tous les jours de se réveiller avec des boutons sur les tempes, le front, le menton, je me répète cela: laisse faire ton corps, fais-lui confiance.

Et: il y a tout le positif aussi. Toutes ces choses que je n’ai jamais vraiment senties en moi: l’arrivée des règles, naturellement. Je sais maintenant dire quand ça arrivera, juste en sentant mon corps et je trouve ça merveilleux. Si pour certaines, c’est probablement difficile de sentir son corps se modifier au cours du mois, pour moi, c’est un petit plaisir, l’occasion de m’écouter, de me redécouvrir, de me vivre comme je suis vraiment. Et puis, avantage somme toute vraiment non-négligeable (et parlons-en tant qu’à y être!), j’ai retrouvé cette envie d’être près de l’autre, la libido, comme on l’appelle communément. Et ça aussi, ça fait du bien. Je dors mieux, je n’ai plus cette sonnerie sur mon téléphone tous les jours pour me rappeler que c’est le moment de prendre ma pilule, je n’ai plus cette anxiété de ne pas l’avoir pris à la bonne heure, d’avoir passé un jour, de ne pas l’avoir avec moi. Je me sens tellement plus libre.

Il y a aussi ce que j’ai appris après: que la pilule augmente les risques de thromboses (et il y a des antécédents dans ma famille), que les cours d’eau sont pollués par toutes ces hormones synthétiques que notre corps rejette. Et puis, maintenant que j’ai envie de réduire mes déchets, quel bonheur de ne plus avoir cette petite plaquette à jeter chaque mois.

Tout cela pour vous dire: pensez-y. Envisagez de changer. Demandez-vous pourquoi c’est la contraception que vous utilisez, pourquoi est-ce qu’elle vous semble la seule option? Encore plus que cette impression de libération, j’ai la certitude, maintenant, d’avoir réellement choisi mon moyen de contraception, ce qui n’était pas du tout le cas avant.
Prenez les choses en main. Demandez. Exigez de pouvoir choisir.

C’est de vous et de votre corps dont il est question.
Et réclamons qu’à 15 ans, on nous propose autre chose.

Prenez soin de vous.

K.

Pour aller plus loin:
* La vidéo de Solange te parle sur le sujet
* Un article-histoire d’Éléonore
* Et un petit coup de gueule: oui, on veut pouvoir choisir!
* Reprendre le contrôle de son corps en arrêtant la pilule sur le blogue de La mouette

ps: si le sujet vous intéresse, je pourrais bien aussi vous parler du stérilet au cuivre. Pour les autres moyens de contraceptions, je laisserai le travail à celles qui l’ont expérimenter, mais dans ce cas-là, ce serait un plaisir!

Un mois sans achats: le bilan

Bon lundi! 🙂

Déjà une bonne semaine que mon mois sans achats est terminé, et bien que ça ne fasse pas de grande différence pour cette semaine (comme quoi, changer ses habitudes, ça marche!), voici le petit bilan que je vous avais promis! 🙂

Et puis, tu as réussi?
Alors, allons-y avec cette question que tous mes amis me posent. Est-ce que j’y suis arrivée? Et bien je dirais oui et non, mais avec le oui avant le non. Voici une petite liste des choses que j’ai dû acheter le mois dernier:
* Du savon à vaisselle
* De la litière pour mon chat (je n’avais pas pensé à vérifier les stocks! 😉 )
* Du peroxyde d’hydrogène (encore pour le chat!)

Alors bon, je crois que ce ne sont sommes toute pas des achats compulsifs et/ou que j’aurais pu éviter.

achaUn jour, un mois, un an… à vous de voir, mais faites-le!

Et ce n’est pas trop difficile?
Alors là, je dirais que ç’a été un peu difficile… la première semaine! Puis, j’ai essayé de comprendre ce qui avait changé entre le moment où j’étais toute petite et que je n’avais pas ce désir et maintenant. Ce que j’ai découvert, c’est que la principale différence, c’est que j’habite maintenant en ville! Alors, je me suis mis à explorer mes parcours quotidiens, parsemés de petites boutiques: ce magasin de bottes que j’aime particulièrement, cette librairie que je crois lorsque je vais chez mon amoureux, cette petite boutique d’objets québécois juste à côté d’où je travaille la fin de semaine… Tous ces petits endroits que j’aime et qui se retrouvent sur ma route! Ça n’existe pas dans mon petit village ça.
Alors, j’ai réalisé que, même si j’ai quand même une bonne carapace face aux publicités de grandes entreprises, je suis très sensible aux micros-endroits, aux boutiques de quartiers, aux petites librairies, aux créateurs locaux. Ce n’est pas mal en soi, même que je suis heureuse d’avoir ce réflexe lorsque j’ai besoin de quelque chose, mais il est tout de même que je n’aie pas besoin de tout ce que j’achète dans ces endroits et qu’il était bon que je fasse ce petit bout de chemin entre mes deux oreilles.

Donc voilà, après une semaine, un petit filtre c’est installé devant mes yeux, me permettant de remarquer autre chose sur mon chemin: les arbres qui bordent les rues, les éclats de regards glacés de ceux qui croisent mon chemin, le crissement des bottes sur la neige… Toutes ces petites choses qui peuvent meubler notre attention sans qu’elle soit happée par les boutiques autour.

achComme ce bon vieux capitaine Haddock, sachons nous contenter de peu!

Alors, tu n’achèteras plus rien?
Et bien non, bien sûr que non. Mais je vais acheter différemment. J’ai eu toutes sortes d’envie pendant ce mois,certaines qui guideront de futurs achats, d’autres que non. Par exemple, je me suis bien informé sur les poêles en fonte et je crois bien que ce serait un investissement que j’aimerais faire plus ou moins bientôt, tout comme une corde à sauter, question d’avoir un petit objet me permettant de garder la forme pendant les jours froids et les jours de pluie et je crois bien que j’achèterai un deuxième tote bag pour les courses et que, tant qu’à faire, ce sera celui-ci, parce qu’il est magnifique et conçu par une fille de Montréal.

toteSeulement un sac, pour les courses, ce n’est pas toujours assez

Et, il y a ces envies, aussi, qui ont passé, qui ne me semblent pas nécessaires pour l’instant. En pensant à mes envies, j’ai réalisé que j’étais incroyablement sensible aux beaux papiers, aux crayons, aux petits cahiers pour écrire. Mais j’en ai déjà tant! Et je ne les utilise bien sûr pas tous… Alors il faut que je me contente de ce que j’ai. Réaliser ce qui nous charme permet cela, je crois. J’ai aussi réalisé que je conserve beaucoup de pots en vitre, que j’ai toujours l’impression d’en manquer et l’envie d’en acheter. Pourtant, j’en ai assez. Maintenant, je le sais. Un jour, j’achèterai de nouveaux pantalons, mais pas maintenant, je n’en ai pas besoin. Et une nouvelle casquette aussi, parce que ça ajoute de la fraîcheur à mes tenues noires et blanches et que j’aime ça, moi, les casquettes. Mais pas maintenant, j’en ai déjà une que j’aime beaucoup.

Et un tout petit point à part pour la question de la laine. Je tricote, j’ai de la laine, beaucoup. En fait, j’en avais beaucoup. Pendant ce mois, j’ai trié et donné la majorité de mes restants. Maintenant, je ne veux acheter du fil que pour des projets précis, plus parce qu’il est joli, parce que peut-être…

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On fait ça, un mois sans achats?
Sans hésiter, je réponds oui à quiconque me pose cette question.

Voici, en vrac, quelques avantages:
* Faire des économies (oui, oui, j’ai réussi à mettre de l’argent de côté, et étonnamment beaucoup, pour la première fois depuis septembre!)
* Réaliser que l’on possède déjà tant de choses (en fait, je n’ai eu l’impression de ne manquer de rien durant le mois!)
* Réfléchir à son rapport aux objets (En ai-je vraiment besoin pour être heureux-se?)
* Retrouver certaines choses (des savons, entre autres, pour moi!)
* Prendre le temps de s’informer sur des achats à faire (par exemple, la poêle en fonte et la pâte à dents dans mon cas)
* En parler autour de vous. (Je vous le promets, ça suscite de bien belles conversations.)
* Faire sortir de chez soi plus de choses qu’il n’en rentre (parce que oui, tant qu’à ne rien laisser entrer chez vous, profitez-en donc pour donner et faire de la place!)

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Donc, donc, je crois que vous l’aurez compris, faire un mois sans achats, je le conseille. Vraiment. C’est une belle façon de se recentrer, de prendre du temps, de revisiter nos limites! En tout cas, moi, je suis plus que jamais motivé à faire un grand ménage!

Vivement le printemps, tout dépoussiérer, les fenêtres grandes ouvertes!

Et un déménagement qui s’annonce en mai: ça me laisse deux mois pour me préparer à déménager léger! 🙂

Plein d’amour,
Je vous retrouve bientôt,

K.

Un mois sans achats!

Les achats!
Quels problèmes: mélange d’envie et de culpabilité, de satisfactions et de frustrations!

Je ferai court aujourd’hui (du moins, j’essayerai!), simplement pour vous exposer à quoi ressemblera mon mois entre le 7 janvier et le 7 février: je n’achète rien! 🙂

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Faire un mois sans achat pour débuter 2016: pourquoi?

C’est assez simple: dans les derniers mois, moi qui n’avais jamais été une grande consommatrice, j’ai compris le pouvoir qu’avait notre pouvoir d’achat pour nous remonter le moral. J’ai compris qu’acheter me procurait des sensations, je me suis laissée prendre au jeu, acceptant d’accompagner des amis.es dans leur tournée de magasins, choses que je ne faisais jamais avant. Sous prétexte de me changer les idées, je me suis mise à acheter plus que ce que j’en avais l’habitude et, surtout, beaucoup plus impulsivement… Et une chose en entraînant une autre, dans les derniers temps, je me surprends moi-même à désirer des objets au point où ça m’agace dans ma vie de tous les jours, où ça prend une place dans ma tête qui n’a pas besoin de pensée de la sorte pour être bien remplie!

Et puis, refusez d’acheter, acheter intelligemment, ce sont des choses que l’on peut réellement faire pour prendre position, avoir un poids politique, une parole. L’idée de n’encourager absolument aucune production de matériel pendant un mois me plaît bien, je dois le dire!

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Alors, pendant ce mois, je veux:

* Ne rien acheter qui ne soit pas alimentaire (parce que bon, quand même, je n’ai pas assez de réserve pour survivre à ça!)

* Consigner mes envies d’achats, me poser des questions sur ceux-ci, prendre le temps de voir le pourquoi

* Renouer avec les choses que je possède déjà, analyser la relation que j’ai avec mes objets, voir lesquelles me sont bénéfiques, lesquelles me nuisent au quotidien

* Trouver des solutions imaginatives pour combler les manques que j’aurais habituellement comblés en achetant quelque chose…

* Par le biais de défis hebdomadaires, changer 4 petites choses dans mon chez-moi pour me débarrasser de choses jetables, encombrantes… pour trouver des solutions à ce qui m’agace! 🙂

* Comme c’est le début des cours et que cela implique habituellement l’achat massif de livres (je suis en littérature, j’aime les livres, et j’aime en acheter, alors…), voir si c’est possible de passer une session qui ne me coûte rien d’achats matériels: Je vais exploiter les bibliothèques! 🙂

* Partager tout ça avec vous, sur Facebook, Instagram et ici histoire de me motiver un peu!

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Et à la fin du mois, je fais quoi?

* Pour me donner un but (et profiter de l’avantage monétaire de ce défi!), je vais, à la fin du mois, acheter un billet pour aller voir une production culturelle! Parce que j’aime ça, moi, aller voir des spectacles, mais que c’est assez cher! Je crois qu’en combinant les deux, mon mois sans achats et réinvestir dans la culture, je vais réellement me rendre compte des possibilités et des bénéfices de choisir ce dans quoi je dépense!

* Un petit bilan, aussi, bien sûr! Et je suis certaine que plein d’idées pour la suite viendront d’ici là!
sansachatsansdateEt si on transformait ça en mois?

Voilà donc un peu! Je commence aujourd’hui, je vous tiens au courant et, si vous avez envie de le faire aussi, sachez que ce serait un immense plaisir d’avoir vos retours, par courriels, commentaires ou Facebook et de vous faire une petite place dans mon bilan!

Je vous retrouve lundi pour mon premier petit défi zéro déchet… Je ne suis pas certaine encore, mais j’ai bien l’impression qu’il sera question de pâte à dents.

Avec tout plein d’amour et de motivation pour les semaines à venir,

K.

Plonger dans l’an 2016

Bons premiers jours de 2016!

Une chose, d’abord : ce blogue, c’est un peu comme ma vie. J’y viens et j’en repars, je le nourris, puis j’ai envie de le laisser tomber. Ce blogue, c’est vous et moi, mais c’est moi d’abord : si je n’y suis pas, vous disparraissez un peu aussi. Et c’est normal.

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Et maintenant?

J’ai eu des mois difficiles, des mois montagnes russes, des mois où prendre soin de moi me prenait tout mon temps, des mois trouvailles, des mois pour être, dans tout ce qu’être peut avoir de tortueux et de beau à la fois. J’ai grandi, j’ai entamé ma première année officielle passé 20 ans, j’ai aimé, j’ai pleuré, j’ai ris aux éclats. Je ne me suis pas beaucoup reposée.

Il n’y a pas longtemps, alors que je parlais avec quelqu’un des dédales de mon cœur et, surtout, de cette difficulté à écrire que je vivais depuis un temps, m’a dit :

Écrire, c’est à la fois un élan de vie et une maladie mortelle.

Puis ceci :

Écris pour vivre, puis vis pour écrire.

En hauts et bas. Des moments pour vivre, des moments pour se poser, encre sur le papier.
Ces mots m’ont fait du bien.
J’ai donc pris le temps de vivre.

Il ne faut pas sous-estimé les changements d’années, les marques temporelles symboliques. Le 1er janvier 2016 m’a donné un choc électrique, une déflagration monstre, quoiqu’invisible aux yeux des autres. Après une nuit à danser beaucoup, à boire, un peu, à crier fort, j’ai retrouvé quelque chose en moi que j’avais un peu égaré : l’envie de changer ce qui se trouve autour, le besoin de faire une différence dans le tout que nous formons.

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S’il y a une chose que ces derniers mois m’ont apprise, c’est que les petits changements que nous incorporons à notre quotidien lorsque nous allons bien, lorsque nous avons la force de les faire, et bien ils restent, même lorsque ça va moins bien, même lorsque juste prendre soin de soi est un défi. Travailler sur soi permet de changer nos habitudes de façon permanentes. Et bien que certaines mauvaises habitudes soient revenues, la plupart ne le sont pas, je suis restée fière de celle que je suis.

Ce blogue me manque, vous me manquez. J’ai envie de me remettre à écrire ici, pour et avec vous. J’ai envie que l’on s’échange des bouts de monde. J’ai envie de m’y remettre : toujours me sentir mieux avec celle que je suis. Je lui donne une nouvelle couleur : après un long moment, un nouvel habit pour un nouveau départ.

Ce blogue, comme bien d’autres des vôtres j’imagine, m’a servi, ces dernières années, à propulser mes idéaux; échanger avec vous, à trouver la force d’agir pour changer au quotidien. Il y a plein de petites choses que j’ai encore envie de faire, besoin de faire, tellement de possibilités, de rêves. Les écrire ici, faire des petits bouts de chemins avec vous, voilà ce que je ferai dans les prochains jours, semaines, mois, on verra.

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Pour janvier, ce sera un petit bilan. J’ai réussi à adopter des habitudes végétales, petits à petits. Un peu en parallèle, je me suis beaucoup intéressée au mode de vie zéro déchet. Comme les changements qui y étaien associés étaient les derniers de la liste, j’ai eu beaucoup de difficultés à m’y tenir ces derniers temps. Je vous en parlerai, je me donnerai des petis (et plus grands) défis pour les prochains temps. Je ne suis pas si loin de ce dont je rêve, mais les petits changements qu’il me reste à accomplir me demande de l’organisation et un peu de courage. Je trouverai tout ça ici, avec vous.

Pour commencer cette nouvelle (et pas è la fois!) aventure, j’ai décidé de faire un mois de janvier sans achats matériels! Comme ça, ce sera l’occasion de faire le point sur ce qui se trouve chez mois, ce que j’ai réellement besoin, ce qui me manque réellement. Je vous donne tous les détails dans un article jeudi et quelques pistes si vous avez envie de le faire vous aussi!

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En attendant, je vous souhaite une incroyable année 2016, emplie des changements dont vous avez besoin, des sourires qui vous seront doux, des couleurs qui vous iront bien, des chants qui feront battre vos cœurs, des mots qui feront vibrer les étincelles dans vos yeux!

Oh! Et une petite nouveauté aussi : vous pouvez maintenant suivre les aléas de mes vols de Kolibri sur Instagram. J’y suis encore toute nouvelles, mais j’apprends, petit à petit!

À bientôt, bientôt!

K.

p.s.: Comme je l’avais fait pour l’automne, l’article est parsemé d’images hivernales pigées ici et là sur Pinterest, question de redonner envie de profiter de cette belle saison!