Capsule ZD: les épluchures

Un peu de quotidien, aujourd’hui, sur En minuscule! 🙂
Et qui dit quotidien, ici, dis ne pas faire de déchet, surtout dans ce mois ou rien ne s’achète, je me suis fait un mot d’ordre que… rien ne se jette!hipsterlogogenerator_1484754061800

J’ai passé les neuf derniers mois loin d’une grande ville… pour la première fois depuis que je me suis mise au zéro déchet. Et c’est bien vrai: être zéro déchet dans un petit village de 600 habitants, ce n’est pas du tout la même chose que dans une immense ville (oui, oui, pour moi, c’est immense!) comme Montréal! Même si j’ai dû faire quelques compromis au niveau des déchets pour me nourrir comme j’en avais envie, cette expérience a aussi été pour moi l’occasion de trouver d’autres trucs pour réduire les déchets!

J’ai eu l’immense plaisir de recevoir, chaque semaine, un panier de légumes bios des magnifiques jardins À tout ventCette proximité avec les produits m’a donné envie de ne strictement rien perdre de ce que je recevais chaque semaine.

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Mais bon, je travaillais et faisais bien d’autres choses que cuisiner, alors il me fallait trouver une façon simple d’utiliser toutes les épluchures, mais pas toutes séparément, mais bien tout ensemble! C’est là que m’est revenue cette idée, que j’ai captée à quelques endroits, de faire un bouillon de tous ces restes de légumes! 🙂

L’été est passé, je suis de retour à Montréal. Je profite de Loco et de Vrac et bocaux, épiceries zéro déchet toutes nouvelles, ouvertes durant mon absence et de toutes les autres qui existaient déjà avant. Mais je ne perds pas mes nouvelles bonnes habitudes, j’achète le plus possible de légumes bios et, avec, je me fais du bouillon de légumes juste fantastique! 😉

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Comment on fait ça du bouillon de légumes?

C’est bien simple, chaque fois que vous coupez des légumes:
* mettez les épluchures/bouts/restants de côté, dans un contenant que vous garderez au congélateur
* quand il est plein, faites bouillir les légumes dans un gros chaudron d’eau, pendant 30 minutes à 1hoo
* puis filtrez simplement à l’aide d’une passoire et voilà! 🙂

Astuce:
* J’ai réutilisé un plat de Coaticook (crème glacée) puisqu’il traînait chez moi et est conçu pour la réfrigération. Cindy, du blog Tendance Radis, fait un beau topo des plats que l’on peut réutiliser (pour congeler, entre autres) et comment le faire.

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Maintenant, plus de raisons de jeter (ou plutôt composter!) les épluchures de légumes bios sans en faire un bon bouillon avant!

Et pourquoi pas faire une bonne Erwtensoep avec tout ce beau bouillon? 🙂

Vous, que faites-vous avec vos épluchures?

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Soupe de Noël: Erwtensoep

Le mois de décembre.
Comme un baume sur l’esprit de celles et ceux qui aiment le thé chaud, les couvertures de laine. Les tricots et les bougies. Les magazines, les livres, les beaux cahiers pour écrire. La cuisine, le parfum des épices, les soupes, beaucoup de soupes. Les sourires, les éclats de réverbères dans la neige, et ceux de la Lune sur la glace des flaques gelées.
Décembre, comme le moment de se laisser vivre.

En décembre, il y a le menu du soir de Noël, ce moment de manger quelques choses de bons, quelque chose de beau, quelque chose qui plaît et que l’on savoure un tout petit peu plus que les autres repas. Et, en décembre, il y a aussi tous les autres jours. Ces jours-là, j’aime bien aussi me faire plaisir, me réchauffer les joues et le bout des doigts. Alors je fais de la soupe.

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Aux Pays-Bas, le hasard m’a mené jusque dans un tout petit restaurant… de soupes! Autant vous dire que j’y suis retournée plus d’une fois. Et j’y ai trouvé la traditionnelle soupe aux pois verts cassés, Erwtensoep, en version végétarienne. C’était un petit bonheur et un grand délice. De la manger et de rapporter un peu du secret avec moi.

Cette recette n’est donc pas tout à fait une recette de Noël, mais une recette pour tous ces jours où ce n’est pas Noël, mais presque. Avant, après. Tout ce temps où il fait froid. Tout ce temps où on a cette envie de s’en servir dans notre plus beau bol et de le manger doucement, emmitouflé dans notre plus douce couverture.

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ERWTENSOEP VÉGÉTALIENNE

Ingrédients
* 2 l. d’eau
* 500 g. de pois cassés (verts)
* 2 oignons
* 2 poireaux
* 1 céleri-rave
* 2 pommes de terre
* 1 carotte
* 1 bouquet de céleri
* sel et poivre

Préparation

* Rincer les pois cassés, puis les mettre dans une casserole avec l’eau. Porter à ébullition et faire cuire pendant 60 minutes. (Vous pouvez ajouter une feuille de laurier dans l’eau pour parfumer)

* Préparer les légumes en petits morceaux, pendant la cuisson des pois.

* Lorsque les pois sont cuits, les écraser plus ou moins grossièrement, pour donner une consistance épaisse à la soupe. Si vous aimer retrouver des gros morceaux, faites-le simplement avec un pile patate, mais vous pouvez aussi utiliser un mélangeur pour une consistance plus crémeuse. Assaisonner.

* Ajouter les légumes aux pois et laisser mijoter encore 30 minutes en remuant de temps en temps.

ASTUCES ET VARIANTES:

* Traditionnellement, cette soupe contient de la viande, dont des bouts de saucisses, ajouter juste avant le service. Si la fantaisie vous prend, vous pouvez en ajouter des végétaliennes!

* L’Erwtensoep est meilleur le jour suivant sa cuisson,une fois refroidie, puis réchauffée, tout le monde aux Pays-Bas vous le dira!

* Cette soupe est traditionnellement servie avec du pain de seigle et je vous le conseille vivement (d’autant que je suis un peu amoureuse de la farine de seigle, surtout lorsqu’elle se retrouve dans du pain!)

* Petite note Zéro Déchet: cette soupe est super facile à cuisiner zéro déchet, il suffit de trouver les pois verts cassés, d’acheter les légumes en vrac et zoup! Que du compost et de la bonne soupe! 🙂

Voici, voilà! Régalez-vous maintenant!

Vous, vous mangez quoi, en décembre?

K.

 

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 Et si le coeur vous en dit, voici quelques magnifiques mots de la douce Céline du blogue Les Mots Ailés sur l’avant Noël… Je vous les conseille. Ils font du bien. 

Passer aussi sur le blog de Jule, pour voir ma petite face et en apprendre un peu plus sur moi!

Manger le printemps #1

Au Québec, ces derniers jours, c’est le printemps pour de vrai de vrai.
Les sols et les arbres commencent doucement à verdir, les dernières traces de neige ont disparu. Des petites graines poussent tranquillement sur le bord de ma fenêtre, attendant sagement d’être plantées au jardin, je fais mes premières grandes sorties de vélos.

Cette année, j’ai l’immense plaisir de passer mon printemps (et mon été, et mon automne!) dans un petit cocon où on voit les couchers de soleil, où on peut faire des feux le soir, où Charlotte grimpe dans les arbres et où, moi, je vais marcher interminablement sur le bord du fleuve. Je vous présenterai cet endroit, promis, mais pas tout de suite. J’ai encore besoin de temps pour l’apprivoiser.

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Et, ce petit été vient avec une belle collaboration sur le blogue: j’aurais maintenant des photos qui en valent un peu plus la peine. Un petit poisson qui aime bien se poser derrière une caméra à proposer de m’aider pour ce pan de mon blogue qu’hélas, je délaissais un peu. Alors il risque d’avoir sur le blogue un peu plus de contenu visuelle, ce qui fait plus que mon affaire!

Et puis, tout de suite, j’ai envie de vous parler de manger le printemps. À Montréal, c’est un peu difficile de manger les petites feuilles printanières. Ici, je peux le faire. Et je ne m’en gêne pas! Bien sûr, il faut être vraiment, vraiment certain.es que ce que l’on cueille est réellement ce que l’on peut manger, mais il y a des plus faciles que d’autres, des petits incontournables. Aujourd’hui, il sera question de l’un deux, peut-être le plus fabuleux, parce que tout se mange, il y en partout, il est facile à reconnaître… et j’ai nommée: le pissenlit.

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Les petites fleurs jaunes n’ont ici pas encore commencé à pointer le bout de leur nez, alors il n’est pas encore question de faire de la gelée de pissenlits, ou encore de la limonade lactofermentée (à essayer, je vous reviens là-dessus!), mais bien de profiter des petites feuilles toutes fraîches, tendres et à peine amères.

Le pissenlit

Où? Vous trouverez les plants de pissenlits un peu partout, mais principalement dans les endroits dégagés, et non pas les forêts denses. Préférez les cueillir, comme n’importe quelle plante sauvage, dans un endroit un peu en retrait de la route et sur un terrain que vous savez non arrosé de pesticides ou herbicides.

Quand? Les feuilles de pissenlits se mangent tout l’été (particulièrement si vous les apprêter comme je vous le suggérerai plus bas! 😉 ), mais elles sont beaucoup moins amères avant l’apparition des premières fleurs.

Comment? Vous pouvez les manger crues, dans une salade, un sandwich, sur un plat de pâtes, une pizza (un peu comme vous le feriez avec de la roquette) ou encore les cuire, comme des épinards.

Pourquoi? Sur plusieurs sites, vous pourrez trouver les informations nutritionnelles du pissenlit, le pourquoi il est bon pour le bedon (et le corps) d’en manger, mais franchement, ce n’est pas trop pour cela que je vous en parle aujourd’hui, mais plutôt surtout parce que les feuilles de pissenlits sont bonnes, belles, sauvages et gratuites!

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Et pour vous donner une petite idée de comment les apprêter, si jamais vous n’avez pas le cœur à la salade ou alors que vous voulez vraiment les faire passer incognitos et parce que ça fait vraiment trop, trop longtemps que je ne vous ai pas parlé de bouffe, voici une petites recette, inspirée du blogue Émilie Murmure, de gnocchis à la patate douce et… feuilles de pissenlit!
Emilie propose une version sans gluten et aux épinards, et je vous conseille bien fort d’essayer avec les ingrédients qu’elle propose, mais voilà la petite variante avec farine de blé et feuilles de pissenlit.

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Gnocchis patates douces et pissenlits

  • 300 g. de patates douces et/ou patates (mais la belle couleur vient des patates douces)
  • une pincée de sel
  • 120 g. de farine de blé blanche non blanchie
  • 1 tasse de feuilles de pissenlit lavées et hachées
  1. Faire cuire les patates douces une dizaine de minutes à l’eau bouillante
  2. Égoutter et écraser les patates en purée
  3. Ajouter la farine, le sel et les feuilles de pissenlit et pétrir pour obtenir un pâte homogène
  4. Former des petits boudins d’environ 1 cm. de diamètre et couper en petits gnocchis
  5. Si vous voulez, vous pouvez les aplatir sur le dos d’une fourchette pour leur donner une belle forme en reliefs (qui permet de mieux garder la sauce en plus)
  6. Faire bouillir de l’eau et cuire environ 4 minutes

Et voilà, c’est prêt! Vous pouvez ensuite les faire revenir dans un corps gras, les manger en sauce (ou pas…) Je vous laisse imaginer la suite!

Je retourne jouer dehors!
À tout, tout  bientôt! xx
K.

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Notes de papier…

J’ai terminé ma session! 🙂
Et oui, plus de gestion pour moi pour un moment, je déménage mon coeur en littérature à la prochaine session et j’ai bien l’intention qu’il y reste (en fait, il y a toujours un peu été…) Je savoure présentement mes petites vacances d’hiver et concoctant mes cadeaux de Noël, en terminant ma lettre et en en écrivant d’autres pour des amis éloignés… Parce que oui, à 20 ans, on commence déjà à avoir l’amitié éparpillée un peu partout autour du monde!

Mais même si j’aime bien profiter du temps, je dois avouer que j’ai déjà hâte de retourner en classe! Alors, pour patienter un peu, je prépare ma prochaine session. Pour la session qui vient de se terminer, j’avais pris la décision de n’acheter aucune feuilles ou cahier pour prendre mes notes… Parce que oui, je suis une grande preneuse de notes à la main, je n’aime pas avoir d’appareils électroniques en cours et je suis instantanément amoureuse des professeurs-es qui écrivent à la main au tableau et qui ne nous assomment pas de power point interminables et beaucoup trop chargé… Et puis, mon papa, qui est professeur, m’a tellement répété à quel point écrire à la main aide à la mémorisation que je le crois sur paroles et j’écris à la main! J’ai donc continué à le faire, mais en utilisant les tonnes de feuilles que j’ai accumulées durant mon Cégep, histoire de faire un peu mieux les choses et d’éviter la consommation inutile.

Mais j’ai été confrontée à un grave problème pendant la session: je perdais mes notes! Habituée de noter dans de fameux Cahiers Canada, je me suis mise à perdre des feuilles qui n’étaient pas reliées ensemble…
Alors, dans les derniers jours, je me suis penchée sur le problème et, équipée d’une caisse de bière (déjà vide, rassurez-vous!) j’ai trouvé la réponse à tous mes mots!
Voici ce que ça a donné:

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Des petits cahiers bien pratiques et assez jolis (dans mes yeux à moi du moins!)…
Et surtout, qui me permettront de ne pas perdre mes feuilles et d’avoir un plaisir à prendre des notes… Parce qu’il faut le dire, c’est toujours tellement agréable d’avoir de jolis cahiers pour écrire!
Et puis, si vous avez une belle grosse pile de feuilles brouillons dont vous voulez vous débarrasser, vous pourrez faire plaisir à quelqu’un qui va toujours à l’école, ou qui aime bien écrire pour Noël!

Alors, sans plus attendre, voici comment faire de jolis petits cahiers:

Ça vous prend:
* un carton recyclé que vous trouvez joli (j’ai pris ici des cartons de bières, mais vous pouvez prendre absolument tout ce que vous avez sous la main!)
* un paquet de feuilles brouillons
* un poinçon
* des ciseaux
* de jolis fils de couleurs

Et…
I. Couper le carton de la grandeur désiré. Vous pouvez voir sur les photos que j’ai fait deux grandeurs différentes et ils sont tous très pratiques, de façon différente! 🙂
II. Couper vos feuilles brouillons de la grandeur de votre carton. Vous pouvez mettre le nombre de feuilles que vous voulez… J’en ai fait des assez épais, mais j’en ferai des plus petits pour mes petites soeurs pour que ce soit plus mignon!
III. Avec le poinçon, faites un trou dans le coin gauche du carton puis dans toutes les feuilles au même endroit.
IV. À l’aide des fils de couleur, faites une tresse plus ou moins longue qui servira à relier les feuilles ensemble.
V. Passez le fil à travers tous les trous faits dans les feuilles, puis faites un noeud plat pas trop serré! C’est important, parce que c’est le fait que le noeud ne soit pas trop serré qui fera que vous serrez capable de tourner les pages de votre cahier!
VI. Et voilà! C’est prêt! Vous pouvez aussi décorer votre cahier à votre guise… J’aime bien garder le brute des cartons, mais il est vraiment possible de faire ce que l’on veut, même les peindre complètement pour en faire des cahiers avec une tout autre couleur!

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Il ne reste plus maintenant qu’à attendre le début de la prochaine session… Qui arrivera bien vite! En attendant, je vais faire un tour en Gaspésie, chez mes parents, faire du ski, de la raquette, du patin… Mais aussi cuisiner avec ma maman végétarienne tout plein de petits plats sans viande pour Noël!

Et avant de vous laisser, un petit mot sur les fauxmages de Byrdsheese, des fauxmages faits à Montréal, dans une cuisine d’Hochelaga… Je ne les ai jamais goûtés encore, mais j’ai fait une petite commande pour Noël, histoire de partager la découverte avec ma famille et leur apprendre à apprécier l’alimentation végétalienne! Je crois qu’on va bien s’amuser!

Et si jamais vous avez envie de lire des mots québécois (ou d’en offrir!), je vous conseille De Rose à Rosa, le dernier roman de Michel-Oliver Gasse. Il nous transporte dans sa ruelle montréalaise avec style et délicatesse. Je l’aimais déjà, mais là, j’ai été conquise. Vraiment, c’est à lire!

Charlotte tenait vraiment à vous dire bonjour… Décidément,  impossible de prendre des photos sans qu’elle ne s’invite! Mais elle est si charmante que je la laisse faire!

Bonne semaine à vous tous,
plein de douceur,
K.

Et vous, vous prenez vos notes comment? Et sur quoi?

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Le réconfort d’une grand-maman…

Je n’ai jamais compris l’amour du cinéma. Jamais vraiment du moins.

J’ai toujours adoré lire, dévorer les lignes m’enivrer des mots. Même chose avec la musique. Ça avait le pouvoir de me faire pleurer, rire, vivre…

Mais le cinéma, même si je savais apprécier écouter un film, n’avait jamais eu d’effet tel chez moi. C’était toujours le reflet un peu délavé de ce qu’autre chose pouvait me faire. On me disait qu’un jour, je comprendrais; je me disais que ce n’était simplement pas un art fait pour moi.

Et bien je me trompais.

Cette fin de semaine, il pleuvait et je passais la fin de semaine toute seule dans ma petite maison de campagne avec mon charmant lapin Hélène-Boule. La fin de semaine s’annonçait douce, le moment parfait pour me remettre de ces difficiles journées aux potagers qui sont maintenant peuplées de petites mouches noires qui rendent le travail un peu plus difficile. Journées de travail difficiles, certes, mais tellement douces pour le coeur et l’esprit et qui font si bien dormir.

En route vers chez moi, je me suis arrêtée pour louer un film. Comme je vis en ville pendant l’année scolaire et que je fréquente beaucoup les théâtres et les petites salles de spectacle, je suis un peu en manque de culture. Je me suis dit qu’un film, même si j’avais peu d’espoir qu’il remplace ces soirées, me ferait du bien. Je me suis promenée dans les rayons. J’ai hésité. J’ai choisi. Reposé. Rechoisi. Fini par me dire que ce serait celui-là: La vie d’Adèle.

C’est ainsi que j’ai compris. Compris la grandeur de ce que pouvait être le cinéma. Compris la puissance des images, l’intensité qu’elles pouvaient atteindre.

Ce film, je ne l’ai pas simplement aimé. Il m’a transpercée, fait pleurer d’une façon que je ne croyais pas être capable de pleurer, avec une sincérité, une émotion incontrôlable.  Ce film-là, je l’ai repassé dans ma tête pendant des heures, il m’a empêchée de dormir, donner espoir. Ce film-là, je ne peux pas vraiment dire pourquoi, il est un portrait, une image, qui transcende les âges et donnent envie d’embrasser la vie. Tout ce qu’elle est. Je vous laisse le voir. Vous devez le voir.

Lorsque je croise la route d’une oeuvre comme celle-là, ça me prend toujours quelques jours à me remettre. J’ai besoin de réconfort, besoin de quelque chose qui me fait sentir en sécurité, au chaud. Bien. Pour ça, un gâteau à toujours eu la belle part, un gâteau qui goûte la cuisine de ma grand-maman et que j’aime manger, recroquevillé en boule dans mon lit.

Le problème: c’est un gâteau plein de lait et d’œufs. J’ai fait plusieurs tentatives pour en faire un végétal, mais elles n’avaient jamais été concluantes: trop mou, pas bien cuit… J’ai tout vu avec ce gâteau! Puis, j’avais un peu fait mon deuil, me disant que ça serait seulement un souvenir d’enfant. Mais là, c’était plus fort que moi. J’avais besoin de ce gâteau, besoin d’essayer une nouvelle fois.

Vous vous en doutez bien, si je vous écris tout ça, c’est que ça a fonctionné! Il a même doré en faisant une petite croûte sucrée comme je les aime tant! Je vous avertis par contre, c’est un gâteau assez sucré, mais là, vraiment, si je veux qu’il goûte pareil, je dois mettre cette quantité de sucre, mais vous pouvez très bien réduire la quantité si vous avez envie de quelque chose de pas trop, trop sucré!

Voici donc…

Le gâteau aux graines de pavots de grand-maman you-you

Ça vous prend…

  • 1 t de lait végétal + 20 ml de vinaigre de cidre (en remplacement des oeufs de la recette originale!)
  • 3/4 de tasse d’huile végétale
  • 1½ de sucre de canne blond
  • 2 tasses de farine de blé (celle que vous voulez, blanche ou intégrale ou alors, comme je le préfère: un mélange des deux)
  • 2 c. à thé de poudre à pâte
  • 1/2 tasses de lait végétal
  • 1 c. à thé d’extrait de vanille liquide
  • 1/3 de tasse de graines de pavot

Avec ça, il suffit de…

  1. Préchauffer le four à 350°F.
  2. Dans un grand bol, mélanger le mélange de lait végétal et de vinaigre de cidre avec l’huile et le sucre de canne.
  3. Dans un autre bol, mélanger la farine, et la poudre à pâte. Ajouter au premier mélange.
  4. Ajouter le lait végétal et la vanille. Mélanger.
  5. C’est le tour des graines de pavot!
  6. Après 25-30 minutes au four, c’est prêt!!

Voilà, c’est bon à l’infini! J’aime bien le manger en le noyant dans le lait végétal, si jamais ça vous dit d’essayer!

gâteau aux graines de pavot

Et puis, si ce n’est pas assez pour vous réconforter, je vous conseille d’aller faire un petit tour sur le blogue de Cél, Une petite pincée de sel. Je vous promets, la lecture de quelques-uns de ces articles et vous aurez le sourire aux lèvres, le coeur léger. Chaque billet et un petit bonbon, à savourer lentement, mais jusqu’au bout. Et si vous avez la bonne envie d’écouter mes conseils, vous tomberez très certainement sur une recette de grissinis divins que vous devez absolument mettre sur votre table. Voici les miens…

grissinis

Et puis et puis, si jamais ça vous dit de me rejoindre sur Facebook, c’est par ici: https://www.facebook.com/unkolibri. Comme j’ai un peu de difficulté à trouver le temps de publier des articles complets ici, je compte bien partager quelques petits trucs là ces prochains mois!

Alors, même l’été, ça vous arrive d’avoir besoin de réconfort? 😉

Délicieux pissenlits…

Quelques minutes. Enfin. Pour passer vous dire bonjour. Pour poser mes mots, quelques pensées et une petite recette ici.

Je n’aurais pas voulu rester silencieuse trop longtemps, mais le soleil des jours passés à planter, préparer la terre… Ça fatigue une fille! Et ça fait qu’elle n’a pas beaucoup de temps pour écrire.

Et pour me sortir un peu de tout ça, je ne vous reparlerai pas tout de suite de mon expérience d’été. Il sera aujourd’hui plutôt question de pissenlits! Des pissenlits, qui au fond ne sont pas vraiment éloignés parce qu’ils parsèment les jours des maraîchers de longues minutes passées à les enlever…

Mais malgré tout, le pissenlit est une de mes fleurs préférées. Pourquoi?

C’est bien simple : Un pissenlit, c’est toujours là, c’est toujours joli, d’un jaune qui me donne envie de sourire et de courir à travers les champs pendant des heures en riant trop fort… Et un pissenlit, ça goûte bon. Partout et tout le temps. Cuit, en salade, dans un sandwich, ou simplement comme ça quand les feuilles sont toutes petites et tendres.

Je l’aime comme ça, un peu irrationnellement. Et même si je sais que le pissenlit à toutes sortes d’autres vertus, entre autres un effet sur le manque d’appétit (ce n’est pas mon cas, je vous rassure!) et les troubles digestifs, ce serait faux de dire que c’est pour cela que je l’aime.

Mais tout de même, ça fait toujours du bien de savoir que l’on met des bonnes choses dans notre bouche!

Et il y a quelques jours, j’ai tenté pour la première fois de manger les pétales des pissenlits. En gelée. Ce fut un délice, un plaisir, autant à la cuisiner qu’à le manger.

J’avais envie de partager ce plaisir avec vous.

Alors, voici :

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Gelée aux pétales de pissenlits

  • –    200 fleurs de pissenlits
  • –    1 orange
  • –    1 citron
  • –    1 pomme
  • –    1 litre d’eau
  • –    400 g. de sucre
  1. Trouver un endroit tranquille et éloigné de la route ou de champs arrosés aux pesticides où vous pouvez cueillir tranquillement vos fleurs de pissenlits
  2. Enlever tous les pétales des fleurs que vous avez cueillies
  3. Dans un chaudron, mélanger les pétales de pissenlits, l’orange, le citron et la pomme préalablement coupés en petits morceaux
  4. Ajouter l’eau
  5. Porter à ébullition et laisser mijoter pendant 40 minutes
  6. Laisser refroidir et filtrer avec une étamine pour ne garder que le jus.
  7. Ajouter le sucre et refaire bouillir pendant 20 minutes
  8. Laisser refroidir et il ne restera plus qu’à vous émerveiller devant ce délice que peut créer le pissenlit!

 

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Ça goûte l’été, le croissant de Lune.

Je vous le promets.

Et vous, quelles sont vos recettes favorites de pissenlits?