Minute herbo: le thym

hipsterlogogenerator_1493513389642La fin de session m’a happé. Pas mal plus que je ne l’aurais cru. Elle a été là, pleine et prenante. J’aime ces moments, mais j’aime aussi lorsqu’ils tirent à leur fin, comme maintenant. Je peux reprendre doucement mes autres activités. Tricoter, cuisiner, marcher beaucoup trop longtemps, lire. Partir de Montréal. Rejoindre Kamouraska. Petit coin de paradis où ce n’est pas encore tout à fait le printemps. (Je vous promets, c’est la vérité, il y a encore de la neige sur le sol, j’en vois par la fenêtre) Et revenir écrire ici.

J’avais prévu vous parler de toute autre chose pour cette série d’articles sur les plantes dans le cadre de l’Écho-défi découvrir les plantes et leurs bienfaits, mais j’ai beaucoup trop envie de vous parler de ma plante alliée du dernier mois: le thym! (Thymus vulgaris L.)

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Le thym, on le connaît surtout comme aromate, mais il est aussi excellent en tisane.

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Le thym, on le connaît surtout comme aromate, mais il est aussi excellent en tisane.

  • 1/2 à 1 c. à thé de thym, séché ou frais
  • 250 ml d’eau bouillante

Laissez reposer de 5 à 10 minutes, avec quelque chose pour couvrir, de préférence. Et dégustez!
Je conseille de débuter avec seulement 1/2 c. à thé, surtout avec le thym séché. La tisane a un goût plutôt prononcé et il faut souvent quelques tasses pour bien s’y faire! 🙂
Vous pouvez en prendre plusieurs tasses par jour. Durant le dernier mois, j’en buvais de 2 à 4 tasses par jour, question que la tisane agisse bien.

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Vous pouvez facilement cultiver votre thym. Le thym est vivace, même au Québec, alors il vous suffit de vous en procurer un petit plant, et de le planter dans un endroit ensoleillé! Il grandira doucement, d’année en année et vous aurez ainsi une belle réserve de thym.

Vous pouvez utiliser les feuilles et les fleurs!

Sinon, le thym est très facile à trouver en magasin, puisqu’il est un aromate. Vous pouvez donc en acheter un peu partout. Il est préférable de le choisir bio, bien sûr. Et en vous rendant dans une herboristerie, il vous sera sûrement possible de choisir votre variété de thym et de recevoir des conseils plus pointus! 🙂

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Le thym est, le plus souvent, utilisé pour le système respiratoire. Il est expectorant, c’est-à-dire qu’il aide à expulser le mucus de la trachée. Il est donc recommandé en cas de rhumes, de toux, de bronchites, etc.

Le thym est aussi antiseptique, donc il aide à l’élimination des bactéries indésirables. En ce sens, il agit bien en prévention autant qu’en traitement.

Il est aussi béchique, c’est-à-dire qu’il combat et soulage la toux.

Vous me direz que le temps des rhumes est un peu fini, peut-être! 😉 Ici, pas tout à fait, mais le thym ne devient pas désuet après l’hiver! Ses propriétés sont aussi très appréciées durant le rhume des foins, contre les allergies, alors si le pollen fait des siennes dans votre nez, installez-vous confortablement avec votre petite tisane de thym! 😉

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Le thym agit aussi magnifiquement sur la digestion. Cette tisane est carminative, elle soulage les gaz et les ballonnements. Cette plante est aussi antispasmodique, alors elle soulage les crampes lors de digestions difficiles.

Le thym peut aussi stimuler l’appétit, lorsqu’il manque, en tisane, mais aussi simplement en l’intégrant comme aromate dans vos plats. Je l’adore avec des betteraves au four! Et vous?

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Mais si j’avais envie de vous parler du thym aujourd’hui, c’est surtout pour son effet sur la concentration. Le thym rend plus vif, il aide à rester alerte. Je ne bois pas de café et très peu de thé. Je ne supporte pas bien les excitants qu’ils contiennent. Cette fin de session m’a mise à rude épreuve, alors je me suis dit que ce serait l’occasion de prendre du thym régulièrement et de voir s’il y aurait un effet, si je pourrais le sentir. Et bien, après quelques jours, je ressentais beaucoup moins de somnolence, j’arrivais à me concentrer plus facilement. C’était un peu comme s’il y avait beaucoup moins de brume sur mon cerveau.

Bien sûr, le thym ne fera pas tout. J’ai aussi bien dormi, tenté de prendre le temps de manger, prendre des pauses, faire un peu de sport. Les tisanes de thym sont venues se joindre tout naturellement à cela. Je vis donc un post moment intense de fin de session beaucoup plus douce maintenant. Je n’ai pas le choc habituel de super grosse fatigue qui suit une période intense, où je dois dormir mille heures. Et ça fait du bien.

C’est un effet méconnu du thym, mais il m’a tellement semblé aidant dans le dernier mois que j’avais envie de vous le partager, de vous inviter à l’intégrer à vos moments intenses (mais aussi à vos rhumes, grippes et moments d’allergies!) et de vous offrir de me partager vos expériences, pour voir! 🙂

Voilà pour ce petit tour d’horizon à saveur de thym! Lancez-vous dans la tisane maintenant! 🙂 Et donnez-moi s’en des nouvelles!

Vous, vous l’utilisez comment le thym?

K.


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Crédits photos: Fleurs et Jardins, Thym bio, Romon Nature

Herboriste

Un petit projet emballant pour les trois prochains mois, une réflexion commune, un espace d’échange auquel il me fait plaisir de participer: un écho défi, pour découvrir les plantes et leurs bienfaits! Vous retrouverez tous les détails dans cet article d’introduction, sur le blog de Natasha, Échos verts, mais vite, vite, c’est trois mois pour apprendre et se questionner sur les plantes, leurs usages, leurs places dans notre vie… et tout ce qui pourra vous venir à l’esprit! Pour ne rien manquer, inscrivez-vous ici:

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Au cours des trois prochains mois, je vais tenter de briser la glace (de mon côté) et de partager avec vous mes découvertes et émerveillements en herboristerie. Mais avant tout ça, aujourd’hui, j’ai simplement envie de vous parler de l’herboristerie, parce que je me fais souvent demander ce que c’est! Ça se passera ici, mais aussi un peu sur Facebook et Instagram.

Malheureusement, je n’ai pas de réponse simple. Enfin, oui, peut-être. L’herboristerie est d’abord l’amour des plantes. Et l’amour des humains. En mélangeant un peu le tout, ça donne un peu de l’herboristerie.

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Mais plus concrètement, voici quelques petites nuances d’herboristerie:

  • Herboriste familiale: C’est l’herboriste de tous les jours, l’herboriste-maman,  l’herboriste-papa, cousin, petite soeur,  l’herboriste-jardinier dans son coeur. C’est un peu vous, si vous êtes en train de lire ces mots sans avoir envie d’en faire le coeur de votre vie, mais tout de même, de parsemer d’herboristerie, un peu, votre quotidien.
  • Herboriste traditionnelle: les herboristes traditionnelles ont des connaissances et un goût particulier pour la culture et la transformation des plantes médicinales. Bien que cette connaissance ce conjugue aussi le plus souvent avec une grande connaissance des vertus de ces plantes, les herboristes traditionnelles choisissent de passer du temps à cultiver, cueillir et transformer. Ces connaissances sont aussi souvent jumelées avec un intérêt marqué pour l’aspect traditionnel et ancestral de cette pratique. Vous le devinerez, c’est l’herboristerie à laquelle j’aspire, celle qui guide en ce moment mon chemin de vie.
  • Herboriste thérapeute: être herboriste thérapeute, c’est avoir envie de rencontrer les gens, de les suivre dans leur vie, des petits ou des longs bouts. C’est connaître les plantes sur le bout de ces doigts et savoir partager cette connaissance, repérer ce qui fera du bien à la personne qui vient demander conseil. Les herboristes thérapeutes sont aussi, souvent, naturopathes, mais certain.es préfèrent se concentrer vraiment sur les plantes dans leurs conseils. Certain.es cultivent aussi leurs propres plantes, mais certain.es font aussi seulement de la consultation.

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Des plantes médicinales dans le gazon, vous les reconnaissez? 

Comment devenir herboriste?

L’herboristerie est un métier non conventionnel, vous l’aurez deviné. D’abord, c’est plein de possibilités, mais plein de flou à la fois, alors à vous de trouver votre chemin, si c’est une voie qui vous intéresse. Mais sachez-le, peut importe la façon dont vous vous adonnerez à l’étude des plantes, cela demande beaucoup de temps: il existe tellement de plantes, tellement de choses à connaître! Il est impossible de se dire un jour que l’on connaît tout des plantes et c’est une chose qui me fait bien plaisir!

Il existe en ce moment, une belle offre de formations en herboristerie. Pour ceux qui se demandent, je suis en ce moment des cours à distance, au Québec, avec l’Herbothèque. J’ai hésité à suivre les cours à distance, mais finalement, l’accompagnement est génial, les cahiers très bien faits et je trouve l’échange humain, nécessaire pour moi, plutôt en visitant des jardins, en parlant avec des jardinières et des jardiniers… Et cette formule me permet de faire mes études littéraires en même temps, donc de ne pas avoir attendu pour me lancer dans l’herboristerie, ce que je ne regrette vraiment pas!

herbNostalgie de sucré d’été

Mais n’ayez pas peur, si vous trouvez les cours chers, si vous vous dites que vous n’avez pas le temps! Il est possible d’apprendre différemment, l’écho-défi proposé par Natasha ce mois-ci est un excellent exemple! Lisez, allez marcher dans les bois, dans les champs, écrivez à des jardins pour aller y faire des micros-stages (ou des plus longs!), jardinez, sur votre balcon, sur un acre ou en pot à l’intérieur de chez vous! Apprenez à aimer les adventices (le nom que l’on donne aux « mauvaises herbes » quand on se met à les aimer!) Tout est possible et, surtout, toutes les raisons sont bonnes pour faire entrer un peu d’herboristerie dans votre vie!

J’espère que les 3 prochains mois vous en donneront envie… et que l’échange pourra continuer au-delà!

Si vous avez des questions, des idées de sujets végétaux qui vous intéressent, n’hésitez pas, surtout!

Plein d’amour de pousses printanières,

K.

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Nouvelles nouvelles!

Bon  début de soirée, en direct de Montréal, du soleil et de la chaleur plein le corps de ces derniers jours qui ont fait du bien!

Aujourd’hui, un article un peu plus long, pour celles et ceux qui me suivent un peu depuis longtemps (mais les nouveaux, vous êtes aussi fuullll bienvenue!). Je sais que le dernier article n’était pas des plus joyeux, il m’a fait du bien à écrire, comme si mettre des mots met un point, ou au moins une virgule, à la tristesse.
Et puis, ce n’est vraiment pas tout, plein de petites choses (et de plus grandes!) excitantes s’en viennent ici et je n’ai pas l’intention de vous tenir loin de tout ça! Vous êtes prêts?

Projet mini maison…

Et oui, si vous êtes ici, c’est qu’il y a un grand projet d’un mini endroit qui sera notre refuge, notre maison! Et bien, sachez que le projet avance! On s’entoure peu à peu des bonnes personnes pour le voir naître et le tout tant à se concrétiser pour l’été 2018… Alors oui, vous lirez pas mal là-dessus dans la prochaine année. Habiter dans une mini-maison, ça se prépare! Je crois que le processus est déjà bien enclenché, mais il me semble rester mille et une petites choses à faire et plusieurs d’entre elles qui pourraient être utiles à tous ceux et celles qui ont envie de vivre en plus petit, même si ce n’est pas dans une tiny house! Et je prends encore du temps pour rêver de cet endroit, odeur de vinyle, petit cocon pour le dodo, plein de lumière, peut-être une fenêtre d’où on voit la Lune, les étoiles… Je vous réserve un article bientôt, bientôt que là-dessus!

En attendant, allez voir, si le cœur vous en dit, la fantastique vidéo d‘Exploring Alternatives, où il présente une autre mini maison de Ma maison logique, cette entreprise kamouraskoise de construction écologique et durable dont je vous reparlerai aussi (j’ai tant de choses à vous dire, hihi!)

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Herboristerie…

Entre les livres et le projet de mini maison, je continue de lire sur les plantes. Malgré l’hiver, malgré la neige partout et le printemps qui n’ait pas tout à fait là encore, je fais vivre l’été à travers les mots et les livres. Et je trépigne d’impatience à l’idée de voir, bientôt, les premières pousses, les premières feuilles de pissenlit. Les épinards de mer, les petits poids. La terre qui dégèle, les pousse de sapin, la préparation de mes petites graines, le basilic en pot, l’aide aux ami.e.s qui ont les jardins, la place pour faire pousser, mais à qui il manque les connaissance. La venue du printemps me donne des papillons dans le ventre et j’ai des frissons en rêvant du moment où je vais poser le dernier point de mon dernier examen, pour prendre la route vers les contrés des têtes de violons, des chanterelles et des bolets.

Bon, vous avez compris, les plantes m’ont suivies à Montréal et prennent de plus en plus de place dans ma vie. Je prévois une petite série exploratoire des plantes au printemps! C’est le moment de me dire s’il y a des plantes qui vous intriguent, que vous avez envie d’apprivoiser! Ce sera un plaisir de vous y aider 🙂

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Et la vie!

Et tout le reste! Les soubresauts, les études, les sourires, les larmes, les mots, le yoga, l’envie de lire, d’écrire, de chanter, de hurler parfois. J’aime vous parler de tout ça aussi, et je n’ai pas l’intention d’arrêter. Aujourd’hui, une toute belle surprise m’attendait, une autre nomination au Liebster Award (gentiment rebatisé Lobster par Audrey et Juliette) du blog Ma vie écolo. Pour finir ce petit article, j’ai eu envie de répondre à leur 11 questions, en mode un peu doux et avec une envie d’échange et de partage.

Plein de douceur sucrée au goût de camomille!
À bientôt,

K. xxxx

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Quelle a été ta première pensée, ce matin ?
Pas vraiment une pensée, plutôt une sensation. Un petit bisous volé par un boulanger partant au travail. Un réveil juste un peu, juste comme il faut, juste parfait pour mieux me rendormir.

Que fais-tu dans la vie ?
Difficile question! Je rêve, beaucoup. C’est probablement mon principal travail. Et à temps perdu, j’étudie la littérature, je deviens herboriste, je tricote, cuisine,  flatte mon chat, apprend à faire du pain, du kombucha, de la choucroute. Et il m’arrive de travailler dans une boulangerie, quand il me reste un peu de temps.

Qu’est-ce qui te rend fier ?
Lorsque j’arrive à profiter, réellement, pleinement, tellement, de la chaleur d’un lever de soleil. 

Qu’est-ce qui te fait vibrer ?
La posture de l’arbre, au yoga.
Mes mains, dans la terre.
Et des mots justes, qui surprennent au détour d’une page.

Quelle destination de vacances te fait rêver ?
Chez moi.
Et le Danemark, et la Norvège, et retourner au Népal. (et peut-être, aussi, l’Argentine)

Quel mangeur es-tu ?
Une mangeuse sucrée. Une mangeuse de couleur, une mangeuse de légumes.
Une mangeuse de vivant, aussi.

Quel dormeur es-tu ?
Une grosse dormeuse qui aime voir le lever du soleil.

De quoi as-tu honte ?
Est-ce que ça se dit vraiment ici? 😉

Si tu étais un animal, tu serais… ?
Un animal doux, peut-être. Et qui mange beaucoup de verdures. Une lapine, sûrement.

Raconte-nous ton rêve le plus bizarre.
Des monstres marins, qui envahissent la terre. Un rêve un peu flou, mais un peu toujours le même.

« Le blog : pour soi ou pour les autres ? »
J’ai une envie de dire pour moi, mais c’est vrai que c’est aussi pour les autres. La meilleure réponse est probablement pour nous. Pour qu’on grandisse, qu’on échange, qu’on fasse un monde un petit peu, beaucoup meilleur.

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Manger le printemps #1

Au Québec, ces derniers jours, c’est le printemps pour de vrai de vrai.
Les sols et les arbres commencent doucement à verdir, les dernières traces de neige ont disparu. Des petites graines poussent tranquillement sur le bord de ma fenêtre, attendant sagement d’être plantées au jardin, je fais mes premières grandes sorties de vélos.

Cette année, j’ai l’immense plaisir de passer mon printemps (et mon été, et mon automne!) dans un petit cocon où on voit les couchers de soleil, où on peut faire des feux le soir, où Charlotte grimpe dans les arbres et où, moi, je vais marcher interminablement sur le bord du fleuve. Je vous présenterai cet endroit, promis, mais pas tout de suite. J’ai encore besoin de temps pour l’apprivoiser.

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Et, ce petit été vient avec une belle collaboration sur le blogue: j’aurais maintenant des photos qui en valent un peu plus la peine. Un petit poisson qui aime bien se poser derrière une caméra à proposer de m’aider pour ce pan de mon blogue qu’hélas, je délaissais un peu. Alors il risque d’avoir sur le blogue un peu plus de contenu visuelle, ce qui fait plus que mon affaire!

Et puis, tout de suite, j’ai envie de vous parler de manger le printemps. À Montréal, c’est un peu difficile de manger les petites feuilles printanières. Ici, je peux le faire. Et je ne m’en gêne pas! Bien sûr, il faut être vraiment, vraiment certain.es que ce que l’on cueille est réellement ce que l’on peut manger, mais il y a des plus faciles que d’autres, des petits incontournables. Aujourd’hui, il sera question de l’un deux, peut-être le plus fabuleux, parce que tout se mange, il y en partout, il est facile à reconnaître… et j’ai nommée: le pissenlit.

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Les petites fleurs jaunes n’ont ici pas encore commencé à pointer le bout de leur nez, alors il n’est pas encore question de faire de la gelée de pissenlits, ou encore de la limonade lactofermentée (à essayer, je vous reviens là-dessus!), mais bien de profiter des petites feuilles toutes fraîches, tendres et à peine amères.

Le pissenlit

Où? Vous trouverez les plants de pissenlits un peu partout, mais principalement dans les endroits dégagés, et non pas les forêts denses. Préférez les cueillir, comme n’importe quelle plante sauvage, dans un endroit un peu en retrait de la route et sur un terrain que vous savez non arrosé de pesticides ou herbicides.

Quand? Les feuilles de pissenlits se mangent tout l’été (particulièrement si vous les apprêter comme je vous le suggérerai plus bas! 😉 ), mais elles sont beaucoup moins amères avant l’apparition des premières fleurs.

Comment? Vous pouvez les manger crues, dans une salade, un sandwich, sur un plat de pâtes, une pizza (un peu comme vous le feriez avec de la roquette) ou encore les cuire, comme des épinards.

Pourquoi? Sur plusieurs sites, vous pourrez trouver les informations nutritionnelles du pissenlit, le pourquoi il est bon pour le bedon (et le corps) d’en manger, mais franchement, ce n’est pas trop pour cela que je vous en parle aujourd’hui, mais plutôt surtout parce que les feuilles de pissenlits sont bonnes, belles, sauvages et gratuites!

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Et pour vous donner une petite idée de comment les apprêter, si jamais vous n’avez pas le cœur à la salade ou alors que vous voulez vraiment les faire passer incognitos et parce que ça fait vraiment trop, trop longtemps que je ne vous ai pas parlé de bouffe, voici une petites recette, inspirée du blogue Émilie Murmure, de gnocchis à la patate douce et… feuilles de pissenlit!
Emilie propose une version sans gluten et aux épinards, et je vous conseille bien fort d’essayer avec les ingrédients qu’elle propose, mais voilà la petite variante avec farine de blé et feuilles de pissenlit.

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Gnocchis patates douces et pissenlits

  • 300 g. de patates douces et/ou patates (mais la belle couleur vient des patates douces)
  • une pincée de sel
  • 120 g. de farine de blé blanche non blanchie
  • 1 tasse de feuilles de pissenlit lavées et hachées
  1. Faire cuire les patates douces une dizaine de minutes à l’eau bouillante
  2. Égoutter et écraser les patates en purée
  3. Ajouter la farine, le sel et les feuilles de pissenlit et pétrir pour obtenir un pâte homogène
  4. Former des petits boudins d’environ 1 cm. de diamètre et couper en petits gnocchis
  5. Si vous voulez, vous pouvez les aplatir sur le dos d’une fourchette pour leur donner une belle forme en reliefs (qui permet de mieux garder la sauce en plus)
  6. Faire bouillir de l’eau et cuire environ 4 minutes

Et voilà, c’est prêt! Vous pouvez ensuite les faire revenir dans un corps gras, les manger en sauce (ou pas…) Je vous laisse imaginer la suite!

Je retourne jouer dehors!
À tout, tout  bientôt! xx
K.

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Mots du vendredi soir.

Finir une session,
comme le printemps revient.
Mettre des mots sur ce passage,
avoir envie d’en partager quelques bouts avec vous.
Plein d’amour,
K.

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Ridules.
D’encre sur papier.
En récession de rêve.
Glissant.
On.
On.
On.
Pour toujours.
Dans l’imprécis. On s’y attend.
La généralité d’être.
Silencieux entre les mondes,
qui s’arriment au rituel matinal
des chats qui dorment.
Un miaulement doux
au lever d’horizon
Une caresse ronron,
moteur de tondeuse.
Entre trop de béton:
une présence féline.
Contre ma joue sommeil,
dans les plies des draps,
sur ma peau,
du tigré en minuscule
qui récupère la vie
à coup de langue râpe à fromage.
Qui prend ses aises
dans les méandres de nos couvertures.

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Feuilles de chou
sous les gouttes de pluie.
Cosses de petits pois
qui glissent de nos mains terre.
Fleurs d’aubergine
mauves illusions,
distorsion.
Partir à la chasse
de toutes ses minuscules créatures végétales
aux corps soleil
aux parfums de nuits d’été

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Je suis maringouin.
Ailes de flanelle
silencieux et maladroit
le corps vide, le ventre creux.
Et pourtant:
je vole.
L’instinct chasseur,
de proies immensité.
Je me prends au jeu,
pour ma vie.
J’amorce la descente,
vers cette étendue peau,
vers cette étendu promesse.
Je m’élance,
dard pour dard
dent pour dent.
Il ne peut rien arriver.
Je trouve,
la chaleur du sang.
Cette vie, ce petit peu de vie
que je vole,
pour mieux m’envoler de nouveau.
Je suis maringouin.