Capsule ZD: les épluchures

Un peu de quotidien, aujourd’hui, sur En minuscule! 🙂
Et qui dit quotidien, ici, dis ne pas faire de déchet, surtout dans ce mois ou rien ne s’achète, je me suis fait un mot d’ordre que… rien ne se jette!hipsterlogogenerator_1484754061800

J’ai passé les neuf derniers mois loin d’une grande ville… pour la première fois depuis que je me suis mise au zéro déchet. Et c’est bien vrai: être zéro déchet dans un petit village de 600 habitants, ce n’est pas du tout la même chose que dans une immense ville (oui, oui, pour moi, c’est immense!) comme Montréal! Même si j’ai dû faire quelques compromis au niveau des déchets pour me nourrir comme j’en avais envie, cette expérience a aussi été pour moi l’occasion de trouver d’autres trucs pour réduire les déchets!

J’ai eu l’immense plaisir de recevoir, chaque semaine, un panier de légumes bios des magnifiques jardins À tout ventCette proximité avec les produits m’a donné envie de ne strictement rien perdre de ce que je recevais chaque semaine.

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Mais bon, je travaillais et faisais bien d’autres choses que cuisiner, alors il me fallait trouver une façon simple d’utiliser toutes les épluchures, mais pas toutes séparément, mais bien tout ensemble! C’est là que m’est revenue cette idée, que j’ai captée à quelques endroits, de faire un bouillon de tous ces restes de légumes! 🙂

L’été est passé, je suis de retour à Montréal. Je profite de Loco et de Vrac et bocaux, épiceries zéro déchet toutes nouvelles, ouvertes durant mon absence et de toutes les autres qui existaient déjà avant. Mais je ne perds pas mes nouvelles bonnes habitudes, j’achète le plus possible de légumes bios et, avec, je me fais du bouillon de légumes juste fantastique! 😉

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Comment on fait ça du bouillon de légumes?

C’est bien simple, chaque fois que vous coupez des légumes:
* mettez les épluchures/bouts/restants de côté, dans un contenant que vous garderez au congélateur
* quand il est plein, faites bouillir les légumes dans un gros chaudron d’eau, pendant 30 minutes à 1hoo
* puis filtrez simplement à l’aide d’une passoire et voilà! 🙂

Astuce:
* J’ai réutilisé un plat de Coaticook (crème glacée) puisqu’il traînait chez moi et est conçu pour la réfrigération. Cindy, du blog Tendance Radis, fait un beau topo des plats que l’on peut réutiliser (pour congeler, entre autres) et comment le faire.

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Maintenant, plus de raisons de jeter (ou plutôt composter!) les épluchures de légumes bios sans en faire un bon bouillon avant!

Et pourquoi pas faire une bonne Erwtensoep avec tout ce beau bouillon? 🙂

Vous, que faites-vous avec vos épluchures?

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Lire: Le jardinier-maraîcher

Bon matin québécois!
(parce qu’ici, le soleil n’est même pas encore levé! ^^)

Aujourd’hui, je suis bien excitée: je vous parle d’un livre, mais pas de n’importe lequel! Ce n’est pas un roman, ce n’est pas un essai non-plus, ce n’est pas tout à fait un mode d’emploi, plutôt une suggestion de façon de vivre et de changer le monde… Ça vous dit?

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Vous connaissant, je n’ai pas trop de craintes et d’ailleurs, si vous aimez bien la découverte, vous serez contents.es d’apprendre que cet article s’inscrit dans une longue lignée d’articles de blogueuses formidables, toutes rassemblées par Natasha, du blog Échos verts. Le concept est le suivant: chaque jour, on vous parle d’une lecture engagée et inspirante! Tous les détails de cet inspirant écho-défi se retrouve ici. D’ailleurs, je me permets de vous murmurer à l’oreille d’aller faire un petit tour sur le blog de Gaëlle, Better than Butter où elle nous parlait hier de « La Guérilla jardinière » et de mettre le blog Bibliolingus dans une petite boîte pour demain, ce sera son tour! 🙂

Pour poursuivre un peu sur la lancée de Gaëlle, aujourd’hui, on parle jardinage!

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Pourquoi vous parler de ce livre?

Il y a un peu plus d’un an, je passais l’été sur une ferme maraîchère absolument merveilleuse. Je m’étais dit que je partagerais quelques inspirations avec vous ici, je ne l’ai pas vraiment fait, je m’en excuse.

Et bien, quand j’ai vu cet écho-défi de Natasha, j’ai tout de suite eu envie de vous parler de ce livre qui est à la fois l’inspiration et le guide de beaucoup de micro-ferme de légumes, au Québec du moins.

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Pourquoi est-ce pertinent pour vous, moi et les autres qui ne font pas de culture maraîchère?

me demanderez-vous. Et bien. Si environ la moitié de ce livre est constitué de fiches techniques à propos de chaque légume cultivable, l’autre moitié est plutôt une invitation à une réflexion sur notre mode de production alimentaire.

Jean-Martin et  Maude-Hélène vivent de leur production maraîchère à petite échelle et biologique. À travers la distribution de paniers de légumes et les marchés, ils parviennent à travailler à un véritable changement. La proposition est simple: nous savons que nous nous devons de changer notre façon de consommer des aliments et notre rapport à ceux qui travaillent pour les produire, ce livre explique comment le faire.

Et puis, le livre vaut la peine ne serait-ce que pour sa préface de Laure Waridel, sociologue et co-fondatrice d’Équiterre, organisme québécois qui promeut des choix plus écologiques, équitables et durables. Vous êtes d’ailleurs bien chanceux, car il est possible de lire ces quelques pages en ligne (ici!). C’est une réflexion bien inspirante sur ce que nous voulons réellement comme mode de production alimentaire et surtout, sur la force et le poids qu’ont nos choix en tant que personne qui achète et qui mange: nous pouvons faire en sorte que les initiatives comme celle présentée dans ce livre fonctionne et permette à leur instigateurs d’en vivre! Avoir le sentiment de pouvoir faire quelque chose, c’est pas mal non?

Et sinon, qu’est-ce qu’on apprend dans ce livre?

Et puis bon, définitivement, si vous vous intéressez au jardinage, à la culture de légumes, ne serait-ce que pour vous, même juste sur votre balcon, c’est LE livre que je vous conseille d’avoir dans votre bibliothèque. Tout y est inspirant, clair mais à la fois presque poétique: c’est une ode aux légumes et à ceux qui consacrent leur temps et leur énergie à les faire pousser. Alors même si vous ne souhaiter pas vivre de votre production maraîchère, il est possible d’avoir un bien beau jardin avec ce livre!

Je suis de celle qui considère que l’on se doit de s’informer sur le comment et le pourquoi de ce qui se retrouvent dans nos assiettes. Oui, c’est possible de le faire en écoutant des documentaires sur les grosses industries, sur les abattoirs et le mode de productions de la viande, mais j’aime bien y aller par le positif et m’informer sur ce qui se fait de bien, histoire de donner des alternatives, de les comprendre et de les encourager! Et c’est un peu à ça que sert la lecture de ce livre.

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Jean-Martin livre vraiment un topo de ce qu’implique la production maraîchère. Alors oui, il est question d’argent. Oui, il est question de vente, de difficulté, d’achat de matériel, d’installations, de coût de vente des légumes… Mais lorsque l’on termine la lecture (ou le feuilletage!), on sait que ce que l’on a entre les mains, ce n’est pas une lubies, une rêveries qu’il vaut mieux reléguer aux oubliettes: c’est là et on peut le faire. Vraiment le faire. Différemment.

Pour trouver le livre: Le Jardinier-Maraîcher, de Jean-Martin Fortier, éditions éco-société
Ils ont aussi un très beau site web: Ici
Et en faisant quelques recherches dans les derniers jours, j’ai réalisé qu’ils avaient aussi fait un documentaire 🙂 Je crois bien que je vais prochainement me lancer dans le visionnement! (D’ailleurs, juste la bande-annonce est trooopp belle et donne envie de s’acheter une terre là, maintenant!)

Sur ce, je vous laisse!
Et parlez-moi de vos inspirations littéraires/engagées/qui-mettent-des-étoiles-dans-les-yeux si le coeur vous en dit!

À très bientôt!

K.

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Une petite question comme ça, pour la fin: Je suis en questionnement sur le si oui ou non je refais un échange de lettres de Noël. Vous en avez envie, vous?